Renouveau et Amitié
Ouste la vie ancienne!
De toi je ferais mienne
Toi nouvelle existence
Qui peu à peu s'avance
J'arrête de pleurer
J'arrête de saigner
Le ciel est mon espoir
Et la rivière ma gloire
Les pied dans la neige
Et la tête comme un manège
J'apprends le sidéral
Je me fais magistral
Peut être sera-tu là
Toi mon amie, mon combat
Il sera le plus beau
Et nous portera vers le haut
Je te ferais magistrale
Nous vivrons le sidéral
Et enfin pour l'éternité
J'aurais une âme à adorer
Ma vie nouvelle se fait plus rare
Car tout de toi me rendra hagard
Et si un jour tu disparais
Moi dans le vide je repartirais
Alors toi nouvelle existence
Ne sera plus qu'indolence
Et perdra toute valeur
Sans toi amie mon cœur pleure
Pantoum sans nom
Hélas c’est le destin qui fera nos espoirs
Qui de nous deux le vent ramènera ici ?
Continuons à marcher juste pour ce soir
Là-bas je vois des arbres, ô mélancolie !
Qui de nous deux le vent ramènera ici ?
Pour toutes les âmes qui n’ont pu revenir…
Là-bas je vois des arbres, ô mélancolie !
Bientôt le ciel sera un lointain souvenir
Pour toutes les âmes qui n’ont pu revenir…
Je suerais sang et eau pour que tu y sois
Bientôt le ciel sera un lointain souvenir
Mais ensemble toujours nous serons toi et moi
Je suerais sang et eau pour que tu y sois
Alors du vent naitra une nouvelle histoire
Mais ensemble toujours nous serons toi et moi
Hélas c’est le destin qui fera nos espoirs
Un Nuage
Un Nuage
C’était seulement un nuage
Une escroquerie sentimentale
Une vaine promesse évanescente
Que j’ai tenté de toutes mes forces d’attraper
Mais les vapeurs sont passées entre mes doigts
Elles sont passées entre mes doigts
Et mes doigts se sont figés
Et mes mains se sont crispées
Et mes bras se sont distendus
Et ma poitrine s’est encaissée
Et mon cœur, ô mon pauvre cœur
Lui n’a pas eu de chance
Lui a tellement battu pour rien
Pour une escroquerie sentimentale
Pour une vaine promesse évanescente
Joie ? Est à refaire…
Rires ? Sont à restituer
Bonheur ? S’il en est réellement
Mais je n’ai que faire du réel
Je veux tout onirique désormais
Maintenant je dors éveillé
Et je serais joyeux
Et je rirais
Et le bonheur ?
Qui sait peut être sera…
J'ai rencontré un arbre
J’étais surmené. Très surmené ces derniers
temps. Le boulot, les soucis, l’amour et toutes ces petites choses qui tentent
de faire dévier votre raison. J’avais besoin de changements, de couleurs, de
chants d’oiseaux et surtout d’un bon bol d’air. J’ai donc décidé de sortir un
peu pour me changer les idées en espérant qu’il se passe quelque chose dehors.
Même quelque chose de dramatique ; je m’en foutais, je voulais juste
casser la routine. Je me suis dirigé vers le cimetière, le vent était fort et
faisait flancher les peupliers le long de la route asphaltée. J’avais dans
l’idée d’emprunter un petit sentier bien caché, que j’avais découvert lors
d’une de mes pérégrinations passées. Comme prévu ce chemin était désert et j’ai
pu m’y engager sans crainte de rencontrer un opportun susceptible de me
regarder de travers comme le font la plupart des gens. Ce sentier était
long et tantôt bordé de hautes palissades, tantôt ouvert sur la campagne
avoisinante.
Je commençais à aller mieux. J’ai marché un
bon moment et je me sentais libre. Mais quelque chose est arrivé, quelque chose
que je n’avais pas prévu. Ça n’aurait pas dû être là. Je ne me souvenais pas
que ça ait été là avant. C’était tout simplement impossible que ça soit apparu
comme ça en moins d’un mois. Soudainement, à vingt mètres de moi et en plein
milieu du sentier, un arbre gigantesque me barrait la route. Je me suis approché
lentement en étant tout d’abord intrigué. J’avais l’impression d’être dans une
autre dimension tellement la présence même de cet arbre me paraissait
surréaliste. Je ne comprenais pas et ça commençait à m’énerver. Quel était
cette chose sortie de nulle part qui m’empêchait de poursuivre ma promenade et
de surcroit m’empêchait de me sentir enfin bien ? Je ne pouvais tolérer me
laisser battre par un végétal à l’air dédaigneux.
Je pris alors la décision de forcer le
passage. D’un pas de course je suis rentré chez moi et j’ai saisi ma
tronçonneuse. Désormais armé je suis retourné dans le sentier derrière le
cimetière bien décidé à abattre l’arbre et à poursuivre mon élan de liberté. Je
l’ai donc retrouvé mais fait étrange, j’avais l’impression qu’il s’était avancé
davantage vers l’entrée de la piste. Qu’importe, bientôt ce vivant pilier ne
sera plus. J’ai enclenché ma tronçonneuse et je me suis approché doucement.
Soudain, alors que ma chaine n’était plus qu’à quelques centimètres de son
tronc, l’arbre se mit à vibrer et un grand craquement couvrant le bruit de ma
machine se fit entendre. J’ai été tellement surpris que j’ai fais deux pas en
arrière. A ce moment, j’ai vu sur l’écorce de l’arbre se former une sorte de
coulée à environ deux mètres de hauteur. C’était de la sève qui jaillissait de
plus en plus abondamment. Lorsque la coulée est arrivée à ma hauteur, j’ai vu
se refléter mon visage à sa surface lisse. Ce que j’ai vu, je le confesse était
abominable et terrifiant. J’ai eu à ce moment la vision d’un regard sans âme,
un regard empli de haine et de désespoir. Je me suis vu moi, planté là face à
cet arbre avec une tronçonneuse à la main, incapable de distinguer la réalité
de la folie.
Mais bon sang ! Qu’étais-je devenu ? De quel droit pouvais-je m’accaparer la vie de cet être qui gênait ma route ? Soudain la vérité m’est apparue dans les entrailles de cet arbre. C’était moi qui dérangeais. C’était moi qui lui barrais la route. Je m’étais trouvé sur son chemin alors qu’il ne l’avait pas prévu. Aucun humain ne devrait être là lorsque les arbres bougent. C’était une erreur et je sentis dans le sol ses racines qui tremblaient. Confus et désorienté, j’ai fais marche arrière et je suis rentré chez moi les larmes aux yeux à la façon de cet arbre apeuré. Je me suis alors fais la promesse avec le peu d’humanité qu’il me restait que jamais plus je ne lèverai la main sur un arbre. Il s’était bel et bien passé quelque chose…
L'Amour est un long fleuve triste
Cénacle et perpétuité.
Je regarde s’évanouir le
présent peu à peu et tes cheveux luisants et lunaires qui me chagrine de soir
en soir. Ton ombre portée sur les remparts éternels feront hélas abstraction de
ce présent tantôt, et se dérobera ta glorieuse silhouette. Alors je me
repentirais malgré moi, j’irai de jardin en vitrine marbrée et toi, tu me
verras peut-être. Peut-être tu me regarderas même avec ce sursaut de regret qui
te rendrait si légère. Mais je n’y pense déjà plus et je m’éloigne.
Mon Amour
est comme un long fleuve triste où tu navigues sans d’autres buts que de t’en
évader.
Quoi ?
Les fleurs s’arrachent ?
Tu rêves de regards indiscrets mais il est trop
tard maintenant. Tu es partie trop vite, trop loin en aval. A peine partie tu
penses à un retour. Cette pensée vaine, étrangement ne m’atteint pas. De loin
pourtant je t’aperçois toujours, tes longues tresses se débattant des flots
encombrés. Je pleure encore mais plus pour rien.
Ton ignorante joie perdue ne
vole pas bien haut et les fleurs s’arrachent...
Amour-eux
Parfois on tombe amoureux et c’est merveilleux. On voit la voie lactée s’abattre sur soi et on entend une mélopée jouée par des instruments invisibles. Ils sont les plus beaux instruments de l’univers et leur musique et la plus belle qui puisse exister. Quand on est amoureux on peut aussi toucher l’air et les nuages qui s’accrochent à notre dos et qui forment des ailes. On sent une odeur suave qui pourrait venir d’une forêt enchantée ou d’un lac endormi depuis des siècles où nul n’a jamais navigué. Quand on est amoureux les jours sont doux et apaisants et les nuits sont éclairées d’une lumière miroitante venant des cieux et des étoiles qui semblent sourires. Les pluies sont aussi des plus caressantes et donnent des frissons bienveillants sur la surface de notre peau. Le soleil chauffe encore le cœur déjà bouillonnant d’amour et entretient la passion qui nous guide. Quand on est amoureux on peut tout accepter : l’hiver, les larmes, l’absence, la raison, l’évidence, l’incertitude, la peur,…
Mais parfois aussi on remonte en surface et c’est
difficile. Cela ne peut durer qu’un temps mais quelquefois on ne retombe plus,
ou du moins plus au même endroit. Quand on est en surface tout est tellement
facile et clair, on en a mal aux yeux. Alors on pleure. Le monde se reforme tel
qu’il est vraiment et souvent c’est douloureux. Les étoiles redeviennent des
étoiles, les pluies nous dérangent, le soleil brûle les yeux et les nuits…
elles sont horribles les nuits… Et pourtant c’est en surface qu’on peut
retomber amoureux, et c’est toujours merveilleux.
Détresses Intérieures
Elle se penche et s’appuie sur le rebord de la
fenêtre. Apercevant les traits translucides de son visage elle peut voir le
fonds de son âme. Cela la met mal à l’aise, elle n’est pas bien. Perdue dans la
vie, dans sa propre histoire, les événements s’enchainent et la dépassent. Elle
imagine toujours l’issue la plus heureuse et la plus simple mais elle a tant de
mal à y arriver.
Pourtant elle peut tout. Elle a tout. Mais elle ne
voit rien. Dans le reflet de ses yeux trop clairs elle distingue seulement des
perles liquides qui s’étendent. Elle ne distingue plus la fin du rêve du début
du cauchemar ou inversement. Aurait-elle déjà trop marché ? Tous les
secrets qu’elle porte en elle seraient-ils si lourds ? Alors elle se crée
des images qui lui semblent tellement impossibles à atteindre. Elle se voit
contempler un océan disparu il n’y a pas si longtemps, elle se voit marcher
dans la ville tellement belle autrefois. S’y voit-elle seule ou mal
accompagnée ? Qu’importe elle est là et elle pleure. Moi je suis là aussi. Je vois tant de choses
perdues, tant de rêves inachevés. Seulement mon regard s’affaibli toujours de
plus en plus et bientôt va s’éteindre. Je crois qu’il se rallumera. Oui je le
crois. Et là une nouvelle existence m’apparaitra. Et elle sera loin. Et elle
quittera l’hiver. Et elle sera heureuse.
Et elle…
Mon Existence atmosphérique II
Toute chose illogique ne peut être que mystifiée
Je suis sorti d'une excavation pour ça mais j'y retournerais
C'est sûr, j'y retournerais
Et là mon existence se consumera car je serais la corde du receleur
Et le vanneau du bord d'orage
Et si les compagnes sortent
Je serais là
Et si les couleurs tournent
Je serais là
Et si les clameurs tombent
Je serais là
Et si... et si...
Les résidus dissimulés
J’aime vivre au sol, ça me rassure. Au sol je sais que
je serais toujours le plus grand, le plus fort. Quelquefois je glisse ma main
sur toute la surface qui m’entoure pour montrer qui en est le roi. Je suis
naturellement conscient que je déchire, que je détruit et défigure un nombre
incalculable de mondes. Mais tant pis, c’est moi le maitre de mon espace.
Mais
tout ne se subordonne pas sur le sol. Il y a des restes cachés. Ceux-là
m’échappent toujours. Ca me dépasse mais je reste néanmoins par terre à
parcourir ma superficie. Je les trouverais un jour, je crois. Peut-être demain…
Mais j’y pense… si je me relève avant demain ?
Ces licornes qu'on effleure*
Je ne me permets pas le plus souvent de
commettre tel ou tel dégagement, tel glissement de présence. Ca me rend mal à
l’aise plus que ca me fait sourire.
Si toutefois il m’arrive par mégarde de
pousser au changement les choses qui m’entourent, je fais un pas en arrière en
m’excusant puis je saute par la fenêtre.
Seulement parfois, il n’y a pas de fenêtre…
Celle-ci est inexistante. Cela même si je tente d’en créer une ; aussitôt
elle disparaît. Alors je me retire las dans la forêt la plus proche et j’y
cherche l’amour.
Sans amour voyez-vous, je disparais moi aussi.
* La Maladie d'Amour, J-L Bergheaud






