02 mars 2009

L'Amour est un long fleuve triste

Cénacle et perpétuité.

Je regarde s’évanouir le présent peu à peu et tes cheveux luisants et lunaires qui me chagrine de soir en soir. Ton ombre portée sur les remparts éternels feront hélas abstraction de ce présent tantôt, et se dérobera ta glorieuse silhouette. Alors je me repentirais malgré moi, j’irai de jardin en vitrine marbrée et toi, tu me verras peut-être. Peut-être tu me regarderas même avec ce sursaut de regret qui te rendrait si légère. Mais je n’y pense déjà plus et je m’éloigne.

Mon Amour est comme un long fleuve triste où tu navigues sans d’autres buts que de t’en évader.

Quoi ? Les fleurs s’arrachent ?
Tu rêves de regards indiscrets mais il est trop tard maintenant. Tu es partie trop vite, trop loin en aval. A peine partie tu penses à un retour. Cette pensée vaine, étrangement ne m’atteint pas. De loin pourtant je t’aperçois toujours, tes longues tresses se débattant des flots encombrés. Je pleure encore mais plus pour rien.
Ton ignorante joie perdue ne vole pas bien haut et les fleurs s’arrachent...



Posté par Nazcadri à 11:48 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur L'Amour est un long fleuve triste

    Möt'r de mot

    Comme quoi, si l'amour est une fleur, on devrait l'arracher de notre crâne pour enfin être libres de descendre la rivière sans embûches et sans rapides, juste se laisser glisser sans heurts et finir par la chute d'eau, pour couler et s'enfoncer...

    Posté par Kirriemuir, 22 mars 2009 à 21:31 | | Répondre
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